Je ne suis pas suffisamment qualifiée et je n’ai pas fait suffisamment de recherches pour parler ici de la situation écologique de notre planète. Je ne le ferai donc pas. En revanche, je vous parle d’actions mises en place et /ou en cours.

Je m’intéresse aux sujets d’écologie, de durabilité, de préservation du vivant et des liens avec la société, l’économie et… la vie sur terre, au sens large. Et il faut avouer que la lecture d’articles concernant les dérèglements climatiques, la quantité de pollutions liées aux déchets et leur compositions, les impacts sur le vivant, (flore et faune, humaine ou non), les actions irresponsables de certaines entreprises, gouvernements et personnes décisionnaires, ou plus simplement des mégots de cigarettes trouvés au sol lors de balade en forêt génère de la colère, un sentiment d’impuissance, une inquiétude pour l’avenir.
En fait, j’ai régulièrement des bouffées d’écoanxiété.
Le problème de l’anxiété, mis à part un sentiment plus que désagréable, c’est qu’elle fige. Que quand bien même on pense que ça ne peut pas continuer et que l’on veut que les choses changent, savoir par où commencer et comment passer à l’action n’est pas si évident.
C’est pourtant le passage à l’action qui permet de reprendre le pouvoir sur la situation et par la même diminuer son anxiété. Ce qui permet non seulement d’être plus serein·e mais aussi de prendre sa place, d’incarner et de véhiculer ses valeurs et sa conscience écologique, de lutter contre la situation, même à petite échelle, de diminuer l’impression de subir, en résumé, de ne pas baisser les bras.
Il y a quelques mois, j’ai commencé à répondre à des appels d’offres pour les besoins en graphisme et mise en pages des collectivités (mairies, agglomérations de communes, office de tourisme, Régions… etc) Pour cela, avec ma binôme d’appel d’offre, nous avons rédigé un dossier dans lequel toute une partie est consacrée aux méthodes de travail et actions que nous mettons en place dans le cadre de notre pratique professionnelle.
Et c’était vraiment intéressant, et je me rends compte hyper important, de prendre le temps de se poser réellement la question et d’y apporter des réponses concrètes et tangibles.
En l’occurence, les leviers les plus importants sur lesquels nous pouvons avoir un vrai impact sont l’espace de stockage sur les serveurs distants que nous utilisons et la quantité d’encre nécessaire à l’impression des documents que nous préparons. C’est à dire, pour être précise :
- privilégier la mise à disposition des fichiers (qui peuvent parfois être assez lourds selon le nombre de pages car nous avons besoin de travailler avec des images de très bonne qualité) sur des serveurs pour la durée du projet afin que nos client·e·s puissent les récupérer sur leurs ordinateurs et travailler ainsi en local, plutôt que des envois par mails,
- enlever les fichiers de ces serveurs pour ne pas les encombrer lorsque le projet est terminé,
- maitriser le taux d’encrage des imprimés.
Cela peut paraitre une goutte d’eau. C’EST une goutte d’eau. Mais ces pratiques mises en place et l’explication de nos pratiques autour de nous, à commencer par les gens avec qui nous travaillons, est un pas de plus et contribue à l’ambition de prendre à bras le corps, ensemble, les défis qui nous font face et résister à l’envie de se mettre sous un plaid sur son canapé devant une série en attendant que ça passe. (ou pour ma part en jouant à la Switch)